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L'ÉCONOMIE |
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La vie économique de la Chine des Tang au XXème siècle se construit autour de la relation fonctionnaires-lettrés qui détiennent le pouvoir, la loi et le prestige, marchands-entrepreneurs qui détiennent les richesses. Les marchands n'ont de cesse d'essayer d'intégrer la hiérarchie mandarinale, en partie par corruption, faveurs ou compromis. L'opposition des fonctionnaires-lettrés à l'extension des grandes propriétés foncières et l'attribution automatique de terres à ceux-ci selon leur rang reste le paradoxe de ce système économique. La soie, matière essentielle du vêtement de cérémonie des dignitaires, s'imposa comme monnaie à part entière pour le versement des tributs et des impôts. Peu de paysans sont libres et exploitent en viager pour 60 la terre attribuée par l'Etat. La plupart sont fermiers-métayers ou journaliers-esclaves chez les grands propriétaires, la différence résidant dans l'infortune des uns suite au recours au prêt usuraire (4-6%/mois) et à la successions de revers qui les contraints à se vendre comme esclave, éventuellement avec leur famille. La conséquence de cet état misérable de la paysannerie est l'éclatement périodique de révoltes paysannes. Chaque agglomération de 15 000 habitants comporte un marché sous l'autorité d'un Intendant général, voire des boutiques et les commerçants sont organisés en guildes dont les chefs sont responsables de la bonne marche et traitent avec l'administration. Les ventes sont soumises à une taxe ordinaire de 3,3% à laquelle s'ajoute divers prélèvements extraordinaires (transport, chiffre d'affaire,...) décidés par l'Administration en fonction des finances gouvernementales ou locales. L'Etat détient le monopole du sel, de l'alcool, du thé et de la soie. Ces monopoles s'organisent en régies ou réseaux commerciaux privés seuls autorisés à commercialiser certaines denrées et qui veillent à faire respectr leur monopole, facilitant la tâche de l'administration (l'Office des Transports). Les ventes de bétail et d'esclaves impliquent un contrat écrit. Les pièces de monnaie, qians (sapèques), sont en cuivre, rondes comme le ciel et percées en leur centre d'un trou carré comme la terre. Les grandes sommes se comptent en ligatures (taêls) de mille pièces (4060 g et 83% de cuivre). Toutefois, on préfère souvent les lingots d'argent ou d'or dont le titre est constant et sévèrement contrôlé. La difficulté du négoce à grande échelle et de la logistique de paiement contribua à l'invention du papier-monnaie sous les Tang par les marchands selon le principe de la lettre de change contre dépot de marchandise. Cette innovation devint rapidement un monopole d'Etat : on dépose une somme d'argent auprès d'un fonctionaire qui délivre un reçu nommé feiqian (argent-volant), payable après prélèvement d'une commission préalablement déterminée auprès de n'importe quelle autorité locale. |
LES POIDS ET MESURES |
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Longueur | Surface | Poids | Capacité |
| 1 chi (pied) = 0,32 m | 1 fang bu = 25 fang chi | 1 dan= 100 jin (59,68 kg) | 1 dan = 10 dou (boisseaux) |
| 1 cun (pouce) = 0,1 chi | 1 fang zhang = 4 fang bu | 1 jin (livre) = 596,8 g | 1 dou = 10 sheng |
| 1 fen = 0,01 chi | 1 fen = 6 fang zhang | 1 liang = 1/16 jin (37,30 g) | 1 sheng = 1,035 litre |
| 1 bu (pas) = 5 chi | 1 mu = 10 fen (6,144 ares) | 1 qian = 0,1 liang | 1 ge = 0,1 sheng |
| 1 zhang (toise) = 2 bu | 1 qing = 100 mu (6,144 ha) | 1 fen = 0,01 liang | 1 shuo = 0,01 sheng |
| 1 li = 180 zhang | fang : carré | 1 li = 0,001 liang | 1 cuo = 0,001 sheng |