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LA JUSTICE |
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La première idée de législation en Chine remonte au IVème siècle avant notre ère avec l'expansion du Légisme, école de pensée qui pense que l'ordre social doit être construit (un système judicieux de châtiments et de récompenses guide les égoïsmes particuliers pour le bénéfice de l'Etat : si les châtiments sont sévères, ils sont craints, et cette craint rend leur application inutile). Issu du code des Han, le code des Tang publié en 653 sera le modèle des codes ultérieurs (et influencera les institutions vietnamiennes, coréennes,et japonaises). Il comporte 24 chapitres, et les peines vont de l'amende au supplice de mort lente en passant par la bastonnade, le banissement, le marquage, l'amputatio, selon un barême minutieux en fonction de la gravité de la peine. Les condamnations légères peuvent être rachetées, c'est-à-dire transformée en amende. La justice est mise en scène de telle manière que le cérémonial inspire crainte et respect à tous. On ne s'adresse au magistrat qu'à genoux entre deux gardes et prosterné. Les audiences et interrogatoires sont publics, y compris la requète du plaignant. L'aveu est requis pour toute condamnation, ce qui explique les différentes tortures interrogatoires. Le magistrat de district rend la justice en tant que Représentant de l'Empereur dans la salle d'audience de la sous-préfecture. |