LA CHINE CLASSIQUE


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L'EMPIRE



Lors de la création de l'Empire, les Han récompensèrent leurs fidèles soutiens par l'attribution de fiefs amovibles. Tous les feudataires furent assistés de fonctionnaires d'Etat pour les surveiller et les fiefs divisés entre les fils du prince défunt afin de contrôler totalement l'administration provinciale. Enfin, pour palier au danger barbare et révoltes paysannes, les fiefs et l'administration provincile civile sont remplacés par des commanderies militaires.

Cette organisation fut le modèle administratif de tous lee pays chinois.

Lors de la réunificaion de l'Empire (618, 907), les Tang le divisère en qinze provinces (dao) jusqu`à la rébellion d'An Lushan en 755 qui dura 8 ans et éprouva durement l'Empire. Pour éviter les tentations des gouverneurs régionaux disposant d'une grande puissance militaire, le découpage administratif est entièrement refondu pour perdurer jusqu'à l'époque contemporaine.

L'Empire se divise en provinces, territoires sous tutelles, et zones frontalières spéciales. Les provinces se subdivisent en préfectures (zhou), divisées en en sous-préfectures ou districts (xian), la plus petite subdivision administrative. Les cantons (xiang), communes ou villages (li), et familles ou foyers(hu) ont des chefs indépendant de la hiérarchie administrative.

Les 50 millions d'habitants de l'Empire se répartissent entre 350 préfectures dépendant soit de provinces autonomes, dont le gouvernement fixe lui-même sa contribution au budget de l'Etat, soit de provinces directement administrées par la Cour.

Les pays tributaires sont théoriquement organisés comme les provinces de l'Empire, avec les mêmes subdivisions et hiérarchie de fonctionnaires. En fait, la Cour se contente de nommer aux postes de responsabilit les chefs locaux, tant qu'ils assurent la paix dans leur territoire et paient un tribut au "Fils du Ciel" (l'Empereur) en signe de reconnaissance de sa suzeraineté. Cette pratique permet aux chefs coutumiers de se prévaloir de l'autorité et du prestige impérial, et à la Chine de prétendre exercer son autorité sur ces petits royaumes souvent agités en évitant une présence militaire coûteuse. Il exista jusqu'à 800 préfectures tributaires dont les fonctionnaires pourvus de titre chinois se transmirent héréditairement leur fonction, sans intervention chinoise.

Toutefois, ce système ne put fonctionner avec les peuples frontaliers plus nombreux exercant une pression constante. Dès lors, l'Empire du concéder un certain povoir militaire aux gouverneurs des frontatières sensibles de par l'octroi de troupes de qualité. La Cour doit donc constament veiller à la fidélité des gouverneurs militaires, ce qui s'avère difficile du fait de l'éloignement du pouvoir central. La multiplication des commanderies militaires devint vite une barrière illusoire aux hégémonies militaires du fait des réalités locales.

En quelques générations, le gouvernement central devient dépendant des gouverneurs militaires qui disposent de troupes mieux entrainées et mieux payées, favorisant les périodes récurantes de "Seigneurs de la Guerre" dans l'histoire chinoise.




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