L'année 184 marque le début d'insurrections populaires d'inspiration taoïste (Turbans jaunes en Chine orientale, secte des Cinq Boisseaux de riz au Sichuan) et la naissance d'armées autonomes chargées de la répression qui finissent par détenir le pouvoir et abolir la dynastie Han en 220. En 222, naissent trois unités politiques indépendantes, les San Guo (Trois Royaumes). Au Nord, nait en 220 le royaume de Wei, capitale Luoyang. Au Sichuan, Liu Bei descendant des Hans, fonde le royaume de Shu Han (Han du pays de Shu). Enfin, Sun Quan, chef de guerre, fonde le royaume de Wu, du confluent de la Han et du Yangzi, à Wuchang, à Nankin dans le bassin inférieur du Yangzi. Il faut retenir de cette période des Trois Royaumes la naissance de la division qui durera jusqu'en 589 entre la Chine du fleuve Jaune et la Chine du Yangzi. La centralisation politique "légiste" (colonies militaires, création de castes militaires, lutte contre les clans puissants) du royaume de Wei ne suffit pas à assurer sa stabilité, surtout après l'annexion du royaume de Han Shu en 263. Ainsi, en 265, la famille des Sima fonde-t-elle la dynastie des Jin occidentaux en 265, puis annexe le royaume de Wu en 280. Mais cette réunification des pays chinois par Jin est minée par les luttes intestines entre princes impériaux, généraux et hauts fonctionnaires, et menacée par les populations d'éleveurs nomades du Nord. |