A la chute de l'Empire, l'anarchie règne car des pouvoirs régionaux indépendants se reconstituent jusqu'à leur élimination par Liu Bang, fondateur de la dynastie HAN en 206 av. J.-C. Le pouvoir central d'inspiration "légiste" est renforcé par la mise au pas de la noblesse, le contrôle étroit des individus par la capitation, des corvées, des octrois de grades ainsi que des transferts de populations pour renforcer les colonies militaires fondées dans les régions exposées aux incursions de nomades. Sous l'empereur Wu (140-87 av. J.-C), les tribus barbares des Xiongnu sont refoulées vers la Mongolie, deux millions de colons sont installés dans les terres du Nord-Ouest et l'Empire s'accroît. |
L'EXPANSION DE L'EMPIRE |
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En 43 av. J.-C, l'empire des steppes Xiongnu s'effondre et l'empereur Wudi s'efforce de rallier aux Han les royaumes des oasis du Xinjiang de même que les chefs de tribus de la Chine du Sud, où des garnisons et des routes sont créées. L'incorporation de contingents autochtones dans l'armée hâte l'intégration de ces populations. Dès lors, l'expansion militaire et l'établissement de relations commerciales diffusent la civilisation chinoise dans la plus grande partie de l'Asie.De cette période, il faut retenir l'essor économique des IIe et Ier siècles avant notre ère et la diffusion du moulin à décortiquer mû par l'eau. Le développement de l'artisanat et du commerce du fer, du sel, des soieries, des laques et des céréales, enrichissent les marchands et contribuent au développement urbain. Mais, à la fin du Ier siècle avant J.-C., la reconstitution de grands domaines fonciers et l'appauvrissement des paysans aboutissent en l'an 9 après J.-C. à l'usurpation de Wang Mang, fondateur de l'éphémère dynastie des Xin emportée en 23 par des révoltes paysannes (rébellion des Sourcils rouges) associées aux rébellions des grandes familles du sud du Henan, et à la restauration des Han par un représentant de la famille légitime des Liu. On retiendra égalemenet que c'est à cette période que Sima Qian (env. 145-86 avant notre ère) le premier historien chinois rédige la synthèse de toutes les traditions historiographiques de l'Antiquité dans une histoire générale de la Chine, depuis les origines jusqu'à son époque, le Shiji ("Mémoires historiques), œuvre composée surtout d'annales, de traités et de biographies, qui servira de modèle aux histoires officielles chinoises. |